Vous connaissez la carte SIM. C’est cette petite carte à puce qu’il faut introduire dans le bon sens dans les smartphones afin de se connecter au réseau de son opérateur. Depuis l’arrivée des premiers téléphones mobiles, le format de la carte SIM a beaucoup changé, passant de SIM à mini-SIM puis à nano-SIM. Puis, la carte SIM a été intégrée à la carte mère. Elle est ensuite devenue une eSIM. C’est arrivé en 2016.
L’eSIM est une technologie presque révolutionnaire, mais peu de smartphones l’utilisent. Apple est l’un de ses principaux soutiens : tous les iPhones sont compatibles eSIM depuis 2018 (à l’exception de l’iPhone SE). Cela présente trois avantages : éliminer la prise en charge physique de la carte SIM, réduire l’encombrement et apporter la capacité double SIM aux téléphones qui ne sont pas nativement double SIM. Et évidemment, l’eSIM ne dépend d’aucun opérateur (même si chaque opérateur choisit d’être commercialement compatible ou non).
Quel avenir pour la carte SIM ? Il s’agit de le virtualiser entièrement. Quatre entreprises se sont associées pour créer le premier smartphone qui se connecte à un réseau mobile à l’aide d’une carte iSIM, avec un « i » pour « intégré », par opposition au « e » qui signifie « embarqué ». Qui sont ces quatre partenaires ? Ce sont Qualcomm, Thales, Vodafone et Samsung.
Qualcomm présente un smartphone avec une carte SIM intégrée au processeur

Chaque partenaire apporte sa pierre à l’édifice. Samsung a le smartphone. Il a apporté le Galaxy Z Flip 3 qui a été utilisé pour les tests. Qualcomm apporte le SoC, le fameux Snapdragon 888, qui embarque un coprocesseur dédié à la sécurité des données. Thales est l’expert iSIM. La firme française a développé un système complet autour de cette technologie basée sur les caractéristiques de l’eSIM. Enfin Vodafone apporte son expertise réseau.
Tous quatre ont donc développé et exploité le premier smartphone compatible iSIM, répondant aux réglementations établies par la GSMA, assurant ainsi une interopérabilité technique avec tous les opérateurs. Cela signifie que tous les opérateurs pourront utiliser cette technologie.
Les avantages de l’iSIM sont nombreux, notamment pour les marques high-tech : il suffit d’un processeur pour fournir une connexion GSM à un produit connecté (tablette, PC, lunettes de réalité augmentée, etc.). Cela réduit encore l’empreinte sur la conception. Les consommateurs connecteront également plus facilement leurs objets. Mais c’est surtout Qualcomm qui va gagner : l’iSIM est un avantage concurrentiel non négligeable.
L’iSIM apporte de multiples avantages :
- Simplifie et améliore la conception et les performances de l’appareil en libérant de l’espace précédemment occupé dans un appareil
- Consolide la fonctionnalité SIM dans le chipset principal de l’appareil aux côtés d’autres capacités critiques telles que le GPU, le CPU et le modem
- Permet l’approvisionnement SIM à distance par l’opérateur en exploitant l’infrastructure eSIM existante
- Ouvre les capacités de connexion du service mobile à une foule d’appareils qui ne pouvaient auparavant pas avoir de capacités SIM intégrées
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