L’association European Industrial Roundtable (ERI) a critiqué le rythme du déploiement de la 5G dans la région. L’ERI compte parmi ses membres des PDG et des présidents des 55 grandes entreprises industrielles européennes. L’organisation appelle à de meilleurs processus d’attribution du spectre et à de bonnes incitations pour les investissements privés. Selon l’ERI, l’Europe est « nettement en retard » en matière de 5G par rapport aux autres grandes régions industrielles. Son rapport indique également que plus de la moitié des États membres de l’UE ne disposent pas de services 5G commerciaux. En outre, il affirme que même ceux qui disposent de services 5G sont loin derrière des pays comme la Corée du Sud en termes de déploiement.

L’organisation estime que dans les pays européens dotés de réseaux actifs, il existe 10 stations de base 5G par million d’habitants. C’est très pauvre si l’on considère les 1 500 stations de la Corée du Sud par million d’habitants. Il a également ajouté que le taux de mise à niveau de l’infrastructure 4G vers la 5G est «tout aussi mauvais».
L’organisation estime que la technologie 5G est essentielle pour la transformation numérique et l’innovation
de l’industrie. En outre, il a déclaré que «bien que les États membres de l’UE aient deux sociétés
d’infrastructures mobiles de premier plan participant activement à la promotion mondiale de cette
technologie», les préoccupations concernant le statut de l’Europe augmentent.
Martin Lundstedt, président du comité de transformation numérique d’ERI et PDG du groupe Volvo, a ajouté: «Afin de combler l’écart, nous avons besoin d’urgence d’un accord européen pour déployer la 5G; il assurera l’attribution et le fonctionnement du spectre 5G. Nous avons également besoin d’une approche plus uniforme et de meilleures incitations réglementaires pour l’investissement privé. »
«La 5G est au cœur de notre avenir numérique, et la technologie numérique stimulera la transformation
énergétique, l’innovation et un nouveau monde plein d’opportunités d’emploi». Selon lui, la technologie est
également un «élément» de l’initiative de protection de l’environnement de l’accord vert de l’UE.
«Tout est lié ensemble, c’est pourquoi c’est la partie la plus fondamentale de cette équation».


