Le réseau de fibres optiques d’Auckland pourrait s’avérer utile pour comprendre les tremblements de terre dans le champ volcanique de la grande ville. Les chercheurs se préparent à tirer parti du réseau de fibres optiques d’Auckland pour mieux comprendre les petits tremblements de terre. Cela leur permettra de déterminer quelle région connaît une activité volcanique dans la ville. Pour détecter les séismes de magnitude inférieure à 1, des chercheurs de l’université d’Auckland se sont associés à des chercheurs de l’université Victoria de Wellington.
Selon un rapport de Stuff, les chercheurs utiliseront une technologie à fibre optique appelée DAS (Distributed Acoustic Sensing) pour tenter de détecter la gravité d’un tremblement de terre, en particulier les séismes de magnitude inférieure à 1. Auckland se trouve sur un champ volcanique. Selon l’EQC (Earthquake Commission), 53 volcans ont été identifiés et s’étendent sur l’AVF (Auckland Volcanic Field). Par conséquent, la plus grande ville de Nouvelle-Zélande est toujours susceptible d’être confrontée à un risque naturel important. De plus, l’EQC finance l’étude via son programme de subventions biennales.

De plus, les éruptions ont eu lieu à différents endroits et à différents moments. La détection des événements à venir dans l’ensemble de l’AVF est donc une tâche ardue. Il existe 11 sismomètres GeoNet dans la région d’Auckland qui permettent d’effectuer des relevés fiables de l’activité sismique. Cependant, le fait qu’ils soient utilisés à l’échelle nationale les empêche de détecter les séismes de faible magnitude. De même, ils ne sont pas capables de détecter la variabilité qui aide à étudier le champ volcanique.
Le réseau de fibres optiques d’Auckland va faciliter la recherche sur les tremblements de terre
Pour rappel, un rapport a révélé que Google travaillait sur un système d’alerte sismique basé sur le système d’exploitation Android. De même, il existe de nombreux appareils intelligents qui aident à détecter les tremblements de terre. Toutefois, la prédiction d’un événement à venir de magnitude inférieure à 1 nécessiterait une technologie plus compétente, comme le DAS susmentionné. Selon le Dr Calum Chamberlain, il y a une éruption imminente dans l’AVF. De plus, cette éruption pourrait apporter plus de lumière sur l’agitation volcanique dans la région.
En outre, le Dr Chamberlain insiste sur le fait que la prévision du moment et de la région de l’éruption nécessite une surveillance précise des signaux sismiques. Au total, 13 chercheurs, dont M. Chamberlain, ont reçu un financement dans le cadre du Programme de subventions biennales de l’EQC. En outre, le programme offre un énorme million de dollars pour la recherche liée aux risques naturels et à leurs impacts sur la région. M. Chamberlain a également révélé que le DAS surveille l’activité sismique en utilisant les brins sombres des réseaux de fibres qui ne sont pas utilisés par les télécommunications.
Comment ça marche
Les chercheurs s’appuient sur des impulsions laser pour mesurer en continu la longueur des câbles. Le passage des ondes sismiques permet aux chercheurs d’enregistrer l’étirement. Avec une connaissance de base des tremblements de terre de plus petites multitudes, il est plus facile de comprendre les failles actives sous l’AVF. De plus, cette connaissance permet de déterminer le niveau normal d’activité, de détecter et de cartographier les nouveaux défauts qui n’ont pas été découverts. Selon Natalie Balfour, responsable de la recherche chez EQC, l’équipe a créé et testé de nouveaux outils qui mesurent l’activité des tremblements de terre.
Le projet devrait démarrer en avril. Le Dr Chamberlain et son équipe partageront leurs conclusions avec les principales parties prenantes, notamment l’Autorité Tūpuna Maunga et le Conseil d’Auckland.
.



